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| Résumé | |
Des travaux menés par le « Comité Québécois sur la Classification internationale des déficiences, incapacités et handicaps » parallèlement au processus de révision de l’I.C.I.D.H., ont conduit à la production d’une « classification » distincte de celle de l’O.M.S.
La troisième version de cette « classification », dite « Processus de production du handicap », publiée en 1998 –considérée par ses promoteurs comme une version finale, achevée et validée – semble se situer en concurrence plutôt qu’en complémentarité de celle de l’O.M.S.
Intitulé « Classification », ce texte est en fait constitué de 5 documents distincts intitulés « nomenclature », dont aucun ne possède les propriétés formelles d’une classification. L’expression « Processus de production du handicap » n’y renvoie pas à un ensemble délimité d’objets ou d’espèces susceptibles d’être classés mais constitue le nom propre d’un « modèle » qui se présente comme « modèle explicatif des causes et conséquences des maladies, traumatismes et autres atteintes à l’intégrité et au développement de la personne ».
L’analyse de ces différentes nomenclatures montre que celles-ci n’ont pas été conçues en fonction d’un objectif général d’« explication » du « processus de production du handicap », autrement dit « processus de production de l’exclusion sociale » et qu’elles ne peuvent prétendre y contribuer de façon significative. A contrario, l’objectif principal en fonction duquel ce document a été conçu semble être de fournir à des « experts » un moyen d’établir des « profils individuels » à partir de jugements portés sur des personnes, sur la nature et l’étendue de leurs « besoins », leur « appartenance à un groupe cible », leurs droits à « indemnisation ».
Mots clés |
Analyse textuelle ; Classification ; Discrimination ; Handicap ; Invalidité ; Québec ; Terminologie ; |
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